[FAQ]
LA CURIOSITÉ
EST UNE JOLIE QUALITÉ.
Les bonnes questions
C’est un espace qui permet de se requestionner sur l’importance d’une pensée, d’un mot, ou d’éclairer concrètement un accompagnement de l’association baobab par exemple. Mais comme c’est vous qui posez les questions (lors d’ateliers, de conférences ou directement sur cette page), il évoluera au gré des demandes afin de vulgariser des concepts et rendre baobab toujours plus accessible.

Qu’est-ce que la valeur et comment on la crée ?
Comme il a déjà été démontré que tout est relatif, il est assez simple d’avancer que la valeur aussi. Finalement, elle est celle que nous considérons plus ou moins collectivement et tacitement, à propos d’objets matériels (un stylo, une maison, un kilo de pommes), ou de notions immatérielles, comme la confiance, la paix, ou la possibilité de voir les étoiles la nuit quand le ciel est dégagé.
La création de valeur dans notre quotidien se traduit en général par de la production de biens, comme les objets cités plus haut, ou de services qui peuvent être de la garde d’enfant ou des conseils aux entreprises. Dans les deux cas, ils seront échangés contre une somme monétaire selon les tarifs en vigueur.
Dans ce cadre, un état comme la France peut ainsi mesurer chaque année le PIB (produit intérieur brut) en valeur, dont le montant est la somme de la richesse globale produite, et le comparer à prix courants avec les années précédentes.
Dans cette somme sont inclus des stylos et des gardes d’enfants donc, mais aussi des soins médicaux, des travaux nécessaires suite à un incendie, ou encore des productions d’emballages alimentaires ou de poêles antiadhésives contenant des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA ou «PFAS»).
Les bénéfices apportés en terme de bien être pour la population, ou à l’inverse les dommages causés sur la santé ou l’environnement, ne rentrent pas ici en ligne de compte. Ces externalités positives et négatives, par définition non monétarisées, sont néanmoins de plus en plus intégrées dans l’évaluation de la valeur produite, comme dans la valorisation des entreprises elles-même. La Banque de France et l’ADEME travaillent depuis 2023 à l’élaboration d’indicateurs et d’outils d’analyse permettant de mesurer la capacité des entreprises à se positionner par rapport à une trajectoire cible de «décarbonation» de leur secteur. La comptabilité Triple Capital en est un autre exemple, intégrant les enjeux environnementaux et sociaux dans les bilans et comptes de résultats.
En résumé, la valeur une notion objectivement relative. Celle que pouvait apporter un travail de secrétariat en 1950 correspondait à des salaires, alloués aux personnes qui en avaient la charge. Elle est aujourd’hui une suite de fonctions, intégré dans des logiciels en partie automatisés et couvrant bien d’autres besoins par ailleurs. De même que la rémunération d’une professeure de lycée en France est différente en 2025 de celle qu’elle était en 2001. Ou encore que le prix d’un litre de gaz liquide a considérablement fluctué ces dernières années, sans rapport avec sa capacité de production, ni son rendement énergétique, ni les émissions de carbone induites.
Finalement, toutes ces valeurs que nous créons et mesurons sont peut-être comparables à la morale : un ensemble de croyances et d’évaluations qui fluctuent en fonction des cultures, des époques et des contextes…(?)
Pourquoi parle-t-on d’un monde fini ?
L’expression “monde fini” est souvent utilisée dans le contexte de la croissance économique pour souligner les limites physiques et environnementales de notre planète.
Certaines ressources sont limitées sur la planète Terre, telles que les minéraux, les combustibles fossiles, ou encore l’eau douce. Une croissance économique infinie nécessiterait une exploitation continue de ces ressources, ce qui n’est pas durable à long terme. Pour les plus curieux, vous trouverez un Mooc sur ce sujet proposé par les Universités Numériques.
La capacité de charge de l’écosystème est également limitée. Les écosystèmes ont une limite au-delà de laquelle ils ne peuvent plus absorber les impacts humains sans subir de dommages irréversibles. Par exemple, les émissions de gaz à effet de serre dépassent la capacité de l’atmosphère à les absorber sans provoquer de changements climatiques significatifs. Cet article de presse de 2021 reprend en 18 graphiques une partie du 6ème rapport du GIEC mesurant les incidences des limites de cette capacité de charge dans le temps.
Dans une vision plus globale, il a été proposé un cadre conceptuel de neuf limites planétaires en 2009 par Johan Rockström, actualisée en par le Stockholm Resilience Centre en septembre 2023. Le Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires a publié une analyse intitulée La France face aux neuf limites planétaires en octobre 2023, qui s’appuie sur cette mise à jour.
En résumé, l’expression “monde fini” nous rappelle que notre planète a des limites physiques et écologiques qui doivent être respectées pour assurer un avenir durable. Repenser notre modèle de croissance pour limiter les conséquences environnementales est une des motivations qui ont poussé baobab à s’intéresser plus particulièrement à l’Économie de la Fonctionnalité et de la Coopération…
C’est quoi l’économie de la fonctionnalité et de la coopération ?
L’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) est un modèle économique alternatif qui vise à favoriser l’utilisation efficace des ressources tout en renforçant les relations entre les acteurs économiques et sociaux. Elle repose sur deux principes majeurs :
La fonctionnalité : vendre l’usage plus tôt que la possession.
Plus tôt que de vendre des biens ou des produits, les entreprises proposent des services liés à leur usage. Par exemple, au lieu de vendre une machine, une entreprise pourrait proposer une prestation liée à la performance de cette machine (comme une garantie de production ou d’efficacité). Cela encourage une conception durable et une utilisation prolongée des ressources.
La coopération : créer des relations de confiance entre les parties prenantes
L’EFC valorise les relations de coopérations durables entre les entreprises, les clients, les fournisseurs, et même les collectivités. Ces partenariats cherchent à maximiser les bénéfices communs et à soutenir des interactions à long terme fondées sur la confiance et la solidarité.
Les objectifs de l’EFC sont principalement de deux types :
Réduire l’impact environnemental. En optimisant l’utilisation des ressources et en concevant des produits innovants, durables et réparables.
Créer de la valeur sociale. En renforçant les partenariats locaux et en privilégiant une économie plus équitable.
L’économie de la fonctionnalité et de la coopération offre donc une vision durable et collaborative de l’économie, en valorisant une approche servicielle et la coopération, au lieu de la simple vente de produits.
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